real-estate-tag-line

Mon Pays c’est toi

Mon pays ce n’est pas cette terre fragile de gravier et de boue
où patine l’espoir au fil des jours,
ces voitures et ces usines qui fument à longueur de journée,
ces badauds qui traînent, le regard hagard dans les rues.
Mon pays, ce n’est pas cette terre senteur d’exil
où je pousse à peine mes rêves jusqu’à la première lisière du grand jour.
Ce n’est pas ces routes bitumées qui courent à perdre haleine,
ces sentiers efflanqués qui desservent les campagnes,.
ces toits de tôle ondulée devenus tamis.
où filtre la fumée épaisse du feu de bois vert que font les femmes,
ni ces amas d’ordures et de ferraille qui jonchent le sol,
ni ces villas luxueuses qui germent par endroits,
ni la mort lente et lâche de ces hommes dégradables.
par infusion de misère et de mots creux,
ni ces rires qui fusent de l’autre côté de la barrière d’en face.
Mon pays ce n’est pas ce mélange criard de clair obscur.
où mon cœur épie en vain l’arrivée du jour.
Ce n’est point cette terre tatouée de forêts en ruine.
où terre et hommes étouffent à petit feu dans la fournaise des jours.
Ce n’est pas cette terre où tout est mirage.
et où la joie est putrescible même par temps doux.
et non terre à bonheur.
Ce n’est pas ces filles en tenue d’Ève.
qui se vendent à la criée pour une poignée de monnaie.
Ce n’est point cette terre boursouflée d’ombres à nulle autre pareilles.
qui croassent d’épouvante à l’orée du jour.
Mon pays ce n’est pas cette terre de hiboux colporteurs de rêves creux
qui rongent le jour.

Mon pays, c’est ton sourire d’or pur et de pierres précieuses
qui reflète tout le trésor de ton cœur Bantou,
où chante l’amour comme un jour de fête.
C’est ta peau couleur de clair de lune où mes doigts la nuit deviennent paroles
et te font signe dans la pénombre
malgré ces nuages sombres qui tatouent notre bonheur.
C’est tes mains plus douces que fleur d’hibiscus fraîche éclose
qui se posent sur la tiédeur de ma peau pour me conter l’espoir,
ton regard, étreinte à la douceur de rosée du matin
où je me retrouve dans ta tendresse, recommençant mon enfance sur tes seins,
ta bouche aux lèvres douceur de taffetas,
où je bois le vrai souffle de vie au sortir de tes entrailles.
Mon pays, c’est toi, étoile polaire de mes nuits,
où je m’égarerais pour toujours sans ta présence,
sens de ma vie à chaque instant,
et je perdrais raison sans tes bras qui me serrent contre toi,
sans tes lèvres qui mordent les miennes
pour m’offrir ta salive salvatrice,
ta langue plus fougueuse que mille étalons en rut.
Et ma maison c’est ton cœur.
Laisse-moi y vivre pour toujours, mon amour.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

1 day ago

Jean Marc Henry

Nous ne sommes pas de la chair à canon.

Votre vie est la seule chose sacrée. Personne ne mourra pour vous.
Nous n’avons qu’une seule vie. Si vos rêves sont menacés, ce ne sont pas des discours qui les tireront de la mâchoire des meurtries. C’est votre seul désir d’être. Il m’a fallu des années, oui de longues années pour comprendre que la mort ne répare pas la vie. Votre langage est étranger à la Horde des criminels. Il est l'innocence. Et la Horde des puissants ne sait traduire que par le canon. Votre mort. Notre mort.

Ca m’arrive souvent de penser à ces mères dont les yeux sont creusés à force de débordement ; à force de pleurer des êtres arrachés à la vie. Des êtres morts tués disparus... À ces êtres qui pouvaient encore fleurir, jouir de la vie, à vous, les militaires lâchés vos armes stop, la destruction de nos peuples.

nous atteindrons le moment où l’ordre actuel va s’effondrer et où le monde va plonger dans une phase d’anarchie violente, comme il l’a déjà vécu au cours des deux derniers siècles. Le coût de cette descente aux enfers, en matière de vies et de richesses, de libertés et d’espoirs perdus, défiera l’entendement.

Sur les joues de nos mômes. Coule trop de larmes. Je ne cesserais jamais de dire que j'ai honte d'être un homme. Posons les armes !

Où nous en sommes exactement dans ce scénario aujourd’hui, à quelle distance du point d’intersection se trouvent les tendances dominantes du monde actuel, c’est, comme toujours, impossible à déterminer. Sommes-nous à trois ou à quinze ans d’une guerre mondiale? Ce qui est sûr, c’est que nous sommes engagés dans cette direction.

L’heure n’est plus aux mascarades pour la conquête d’un pouvoir. Si nos dirigeants installent dans les esprits la notion « nitroglycérine », du « moi d’abord » du « chacun pour soi » la haine grandira emportant la pensée et la liberté.

La guerre se profile. Il est de notre devoir d’éviter cette catastrophe. Il est de notre responsabilité de dire que les conflits ne sont pas nécessaires pour rétablir la paix. Personne ne gagne jamais dans les conflits. La peur engendrée par l’idée de la guerre n’a rien à voir avec l’intelligence.

La poudre vient à nous et nous allons vers elle. Ne nous laissons pas entraîner, nous sommes les acteurs de notre futur et nous nous devons d’oser rêver encore et toujours pour la paix des peuples.
...

View on Facebook

2 days ago

Jean Marc Henry

L’expérience est un vécu qui laisse son empreinte dans ce temps qui s’écoule et qui ne s’arrête qu’avec la mort.

Je suis aujourd’hui uniquement défini par la somme de mes expériences passées. L’existence humaine suppose la capacité de retenir le temps dans le souvenir : même si le temps est irréversible, j’ai le pouvoir de le convoquer de nouveau par le biais de ma mémoire. Celle-ci garde des empreintes du passé.

L’expérience est le nom qu’on donne à ses erreurs.

Si l’on est suffisamment pragmatique, les expériences malheureuses, comme les expériences heureuses peuvent avoir le même poids. Le choix d’un modèle de société n’a jamais été le résultat d’une science pure, malgré l’expérience acquise des civilisations « avancées » on disparu !

Nos expériences nous parlent du présent, du passé, du futur. Notre évolution en conscience se situe en quatre-temps : celui qui n’est plus – celui qui est déjà là – (présent dans les esprits) celui qui est encore là – celui qui est à venir.

Je ne suis donc ce que mon passé a fait de moi. Certes, la mémoire est indispensable à l'identité. Mais nous ne devons pas la penser comme un frein, un poids, qui nous empêchent d'avancer et d'être ce que nous voulons être. Il nous appartient de l'utiliser pour nous projeter vers l'avenir sans être retenu dans le passé. Nous dirons alors plutôt que nous sommes ce que nous faisons de notre avenir.

Ce qui fait que je suis moi, ce qui fait ce que je suis, c'est d'abord en effet ce sentiment et cette certitude immédiats que j'ai à être moi et personne d'autre.

Mais mon passé ne détermine pas l'ensemble de mon existence. Je peux, aujourd’hui, à chaque instant, décider de ce que je veux faire de ma vie. Celle-ci est ouverte sur un futur qui est pour moi une page vierge à remplir.

« La vie est une leçon, quoiqu’il arrive, j’apprends ».
...

View on Facebook